Créer un blog Présentation

Nom du blog :
zbog
Description du blog :
Des articles sur tout ce dont j'ai envie de parler. Il y a de tout. A visiter sans tarder!
Catégorie :
Blog Blogzine
Date de création :
13.08.2005
Dernière mise à jour :
14.08.2005
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or zbog
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Ton perso South Parc
· Mouvement Skinhead
· TATTOORAMA
· Comprendre Cuba : Revolution et Désinformation
· Les chemins de la déforestation au Brésil
· RAPACES
· Humour
· La Main Verte
· Les souffrances dans les laboratoires
· Vos articles

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

Riiienadiiire
03.08.2008
il manque de mouvement en france
27.02.2008
bijo
19.02.2008
bijo
19.02.2008
bijo
19.02.2008
magasin
17.01.2008
south parc
13.12.2007
slt
13.12.2007
Interéssant
08.12.2007
oui
12.10.2007
constant
10.10.2007
constant
10.10.2007
constant
10.10.2007
cool
26.09.2007
kliknoz
27.08.2007
kliknoz
27.08.2007
je sai po
14.08.2007
STOP!!!!!!!!
09.08.2007
triguns
16.07.2007
triguns
16.07.2007
RSS

Autres blogs à visiter :

· judireccallcentercentredappel
· blizzz
· thewolf
· yeuxdechat
· drugsdream
· lejournaldedescartes
· ecolenavasart
· anouslesamies
· sarana
· scharlette



Les chemins de la déforestation au Brésil

Posté le 14.08.2005 par zbog
Au Brésil, au cours des soixante dernières années, l’agriculture du soja s’est étendue de zéro à plus de vingt et un millions d’hectares de terre cultivée. La culture du soja a commencé dans les états du sud du Brésil les plus arides, mais s’étend aujourd’hui aux zones du centre et de l’ouest, envahissant principalement el cerrado (la savane latino-américaine) et dans une moindre mesure la forêt tropicale de l’Amazonie. Un des moteurs du développement de l’agriculture du soja a été l’expansion gigantesque de l’élevage du bétail au Brésil, principalement dans les états du Mato Grosso, Pará et Rondônia. La quantité de têtes de bétail est passée de 26 millions en 1990 à 164 millions en 2004. La Corporation financière internationale (CFI) [1] participe directement, depuis, tant à l’expansion du soja qu’à celle de l’élevage du bétail au Brésil.

Traditionnellement, l’élevage de bétail a été identifié comme la cause principale de la déforestation de l’Amazonie, mais aujourd’hui la culture du soja occupe la deuxième place, presque à égalité. A l’heure actuelle, les deux facteurs conjugués ont provoqué le déboisement de 80 millions d’hectares de terre au Brésil (ce qui équivaut approximativement à 10% de la superficie totale du pays).

Durant l’année 2003, le CIFOR (Centre international de recherche forestière) a rendu public un rapport qui met en relief l’expansion rapide de pâturages pour le bétail comme étant la cause principale de la déforestation du Brésil : une fois encore la fameuse Connexion Hamburger. L’étude a révélé qu’entre 1997 et 2003, les exportations de viande brésilienne ont quintuplé et qu’en 2003, pour la première fois, la croissance de la production de bétail brésilien -80% se trouvant en Amazonie - était destiné à l’exportation.

Simultanément, depuis la crise de la fièvre aphteuse en 2001, le soja s’est converti chaque fois plus en l’ingrédient de base de l’alimentation du bétail en Europe et aux Etats-Unis, et un important volume de la production de soja du Brésil est exporté en Europe - en 2003, les exportations de soja ont représenté 6% du produit intérieur brut (PBI) du Brésil. Le gouvernement brésilien estime aujourd’hui que sa production totale de soja atteindra 63,6 millions de tonnes en 2005. La surface de culture de soja au Brésil a ainsi augmenté approximativement de 50% au cours des quatre dernières années (de 14 millions d’hectares en 1990 à 21 millions d’hectares en 2004). La culture du soja en Amazonie a été à l’origine de la déforestation croissante directe du cerrado au Brésil, où se concentre la production de soja, et de la déforestation croissante indirecte de l’Amazonie à travers le déplacement d’activités liées à la terre hors des zones envahies par le soja. Comme l’explique Philip Fearnside, co-auteur d’un rapport publié dans Science (21 mai 2004) et membre de l’Institut national de recherche sur l’Amazonie à Manaus, au Brésil :

« Les producteurs de soja provoquent directement un certain degré de déboisement. Mais leur impact sur la déforestation est beaucoup plus grand dans l’utilisation des terres, des savanes et des forêts de transition, qui obligent les éleveurs de bétail et les agriculteurs « nomades » à pénétrer encore plus dans la forêt. La production de soja promeut aussi politiquement et économiquement la construction de projets d’infrastructure, qui accélèrent la déforestation provoquée par d’autres acteurs. »

Beaucoup insistent sur le risque que l’expansion du soja envahisse plus négativement encore l’écosystème de la forêt tropicale humide. WWF a estimé qu’en 2020, environ 22 millions d’hectares de forêts et de savane en Amérique latine pourraient être détruits à cause de la production de soja.

Ceci non seulement dévasterait des écosystèmes uniques, mais mettrait en danger d’innombrables groupes de peuples indigènes, leurs cultures et leur survie. Dans beaucoup de régions, des régimes peu clairs d’attribution de terre et la corruption ont été d’une grande aide pour l’expansion du négoce autour du soja. Les peuples indigènes sont menacés d’expulsion de leurs terres ancestrales pour faire place au soja, tandis que des paysans sans terre sont menacés de continuer à perdre des territoires et des ressources hydriques. De fait, l’agriculture du soja a démontré qu’elle altère les systèmes hydrologiques et climatiques locaux - et ceci peut expliquer que les productions de soja aient chutées en 2003-2004 suite à la sécheresse.

Les violations des droits humains suite à l’expansion de l’élevage de bétail dans les états amazoniens de Mato Grosso, Rondônia et Pará sont graves, spécialement par rapport aux peuples indigènes et aux paysans sans terre. Il y a eu un long conflit entre les peuples indigènes et les éleveurs qui ont envahi leurs terres. Dans la majorité des cas, les éleveurs gagnent les luttes, en grande mesure en raison de corruption et de la protection politique dont ils bénéficient et l’utilisation de la violence. Il y a eu plusieurs cas comme celui des Guaranda-Kiaowá dans le Mato Grosso, dont la lutte pour les terres devant l’invasion d’éleveurs durant ces 20 dernières années, a causé des déplacements, de la violence, des assassinats, la perte de formes traditionnelles d’alimentation, des famines et des suicides.

Malgré les conséquences environnementales et sociales graves de la production de soja et de l’élevage de bétail, durant les deux dernières années, la CFI a accordé deux prêts à la plus grande compagnie agro-industrielle de soja du pays, le Groupe Amaggi, et est sur le point d’approuver un prêt à Bertín, le principal exportateur de viande bovine au Brésil.

À la tête de l’expansion du soja au Brésil, se trouve Blairo Maggi, appelé le « Roi du soja », gouverneur de la province du Mato Groso et directeur du Groupe Amaggi. En juillet 2002 et décembre 2004, la CFI prêta au Groupe Amaggi 30 millions de dollars. Le prêt de 2002 était destiné à soutenir les besoins croissants de capital circulant d’Amaggi, tels que permettre des avances et le stockage de soja et de produits dérivés. Le prêt consenti en 2004 a servi à installer de nouveaux centres de stockage de soja et des silos et à aider encore plus à couvrir les besoins croissants de capital circulant d’Amaggi. Blairo Maggi est aussi, comme par hasard, celui qui promeut le plus le pavement de la route BR-163, l’autoroute qui bientôt reliera le Mato Grosso à Santarém, un port important du fleuve Amazone. Cela facilitera énormément le transport de soja et, selon l’Institut de l’Amazonie de recherche environnementale, les 1.600 kilomètres de la route traverseraient une extension de 10 millions d’hectares de terre tout au long de la région. Cependant, cela ne trouble pas Maggi : « Pour moi, une augmentation de 40% de la déforestation ne signifie absolument rien, et je ne me sens absolument pas coupable pour ce que nous faisons ici. Nous parlons d’une superficie supérieure à celle de l’Europe qui a été à peine touchée, donc il n’y a pas de quoi s’inquiéter ».

Phase suivante, en décembre 2004, un prêt de 300 millions de dollars pour Bertín aurait été approuvé, malgré les protestations énergiques d’organisations non gouvernementales (ONG) nationales et internationales. Robert Goodland, ex-haut fonctionnaire de la Banque mondiale, a indiqué en décembre 2004 que « Le projet Bertín viole les clauses environnementales de la Banque ».

Il est démontré que l’expansion de la production de soja et de l’élevage de bétail augmente énormément la déforestation et produit de graves problèmes sociaux, économiques et culturels pour les peuples indigènes et les paysans sans terre au Brésil. Toutefois, la politique de protection de la CFI relative aux forêts - la Politique forestière (OP 4.36) de 1998 - n’offre aucune protection pour les forêts et les peuples qui en dépendent dans des projets qui ne sont pas directement en rapport avec l’exploitation forestière. Par conséquent, les projets mentionnés dans cet article sont menés à bien sans qu’il existe de dispositions pour leurs impacts sur les forêts et sur les peuples de la forêt. En outre, seule une autre politique offrirait une certaine protection aux écosystèmes de l’Amazonie dans le cadre de ces projets : la politique sur les habitats naturels (OP 4.04). La disposition la plus importante de cette politique est que « la CFI n’appuie pas des projets qui, à son avis, entraînent une conversion ou une dégradation importante d’habitats naturels critiques » (paragraphe 3). Cette disposition devrait logiquement comprendre les écosystèmes du « cerrado » et de la forêt amazonienne et, toutefois, clairement, « selon la CFI », les projets d’expansion de soja qu’elle a financés et le projet d’élevage de bétail dont elle propose le financement , n’entraînent pas une conversion « importante » de ces habitats critiques.

La CFI a financé l’expansion de soja à travers l’une des plus irresponsables compagnies de l’agro-industrie, et propose de financer le plus grand groupe d’élevage du Brésil. Les deux activités ont démontré à plusieurs reprises être non seulement destructrices à grande échelle pour les écosystèmes fragiles du Brésil, mais aussi pour les peuples indigènes et les pauvres sans terre. Les politiques de protection actuelles de la CFI et le système de contrôle de la viabilité environnementale et sociale offrent une protection inadéquate aux forêts, aux peuples qui en dépendent et aux paysans sans terre. Le manque de politique est, donc, énorme, et évident. Le processus actuel entrepris par la CFI de révision des protections a beaucoup de points à améliorer, et de nombreuses lacunes à combler avant qu’il ne soit accepté par les ONG, les peuples indigènes et les communautés qui dépendent de la forêt.


source: http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=1400



--

Ton perso South Parc

Posté le 14.08.2005 par zbog
Voilà un site sympa sur lequel je suis tombé. Tu peux y créer en quelques cliques ton propre perso South Parc. Tu choisi de la coupe de cheveux à la moustache, en passant par la couleur de peau et la forme des yeux. Il y a des tonnes d'options pour faire vraiment un perso qui déchire!

Bref, à visiter sans tarder!

http://www.vexatori.de/zib/spstudio.html

TATTOORAMA

Posté le 14.08.2005 par zbog
LE forum incontournable sur le tatouage. Vous avez une question? Une inquietude? Vous voulez trouver une idée de tatouage, un tatoueur dans votre région ou juste discutter avec des gens qui partagent votre passion pour le body art? Dans ce forum vous trouverez tout ce que vous voulez. On y parle de tatouages, mais aussi de piercings et autres "bodmods" (modifications corporelles). Vous pouvez poser vos questions directement à des tatoueurs ou juste voir les photos de la galerie. Bref, si tu t'interesses un brin au tatouage ou autres bodmods, ne ratte pas ce site!

http://www.tattoorama.net/

Vos articles

Posté le 14.08.2005 par zbog
Si vous avez des articles à publier, des textes délirants, un sujet qui vous interesse, etc, n'hésitez pas à me contacter et il sera en ligne dans la journée. Je suis libre à toute sorte d'articles, qu'ils soit d'humour, actualité, présentation de votre site, blog, article sur le sport, la politique.. bref, vraiment tout ce que vous voulez.

Amicalement,
ZBOG

Comprendre Cuba : Revolution et Désinformation

Posté le 14.08.2005 par zbog
Critique du livre :
Cuba: A revolution in motion ("une révolution en mouvement")
écrit par Isaac Saney - aux éditions Fernwood Books, 2003

-----------------------------------------------------------

Une petite île-nation. Des cigares que les américains doivent passer en
fraude dans leur propre pays, une musique sublime jouée par des petits
vieux. Des vacances aux Caraïbes ; de vieux bâtiments. Ils ont eu une
révolution, il y a quelques années. Des types nommés Che Guevara et Fidel
Castro étaient impliqués. Il y en avait d'autres, mais quels étaient leurs
noms déjà ? Ils ont renversé Batista, le type qui avait un téléphone en or
massif dans le film le Parrain II. Ils avaient pas mal d'idéaux au début,
mais ont fini par se transformer en une dictature communiste corrompue de
plus. Castro le despote règne d'un poing de fer, et jette en prison tous
ceux qui osent le défier. Le pays reste pauvre à cause d'une politique
socialiste inefficace d'un autre age. Les États-Unis et les autres font
passer le temps, en attendant la mort de Castro pour rétablir la démocratie
et libérer le peuple cubain de son poigne autoritaire.

A part les cigares et la musique, voilà quelques uns des clichés sur Cuba
qu'Isaac Saney, professeur d'histoire à Dalhousie, aimerait bien vous
débarrasser.

Dans son livre "Cuba : A revolution in motion", Saney se propose non
seulement de contrer la désinformation sur Cuba, mais de dresser un portrait
totalement différent du pays. Cuba, dit-il en contradiction avec
pratiquement tout ce que nous croyons savoir sur ce pays, est à bien des
égards une source d'inspiration et représente un modèle alternatif de
développement pour la plupart des nations du monde. Et comme si cela ne
suffisait pas, Saney réussit à argumenter - de manière convaincante - que
Cuba est plus démocratique que la plupart des pays occidentaux.

Tout au long du livre, Saney insiste auprès du lecteur pour tenir compte du
contexte à Cuba. Après la révolution de 1959, les États-Unis (le premier
partenaire commercial de Cuba à l'époque) coupèrent tous les liens
économiques et retirèrent tous leurs biens, en imposant un blocus économique
contre l'île. Les compagnies US, et les compagnies qui traitaient
directement avec les États-Unis étaient (et sont toujours) interdits de
faire du commerce avec Cuba, fermant ainsi pratiquement tout le marché
occidental à l'industrie cubaine. Les navires qui accostent dans un port
cubain sont interdits d'entrée aux États-Unis pendant une période de six
mois, ce qui rend le transport de marchandises très coûteux. Grâce à la
domination du marché pharmaceutique par les États-Unis, de nombreux
médicaments sont inaccessibles pour les Cubains ; d'autres sont hors de
prix.

"les pauvres et les défavorisés, encouragés par l'exemple cubain, exigent à
présent le droit à une vie meilleure." Telle était la louange formulée
par l'administration Kennedy qui décida que la "menace d'un bon exemple"
pouvait remettre en cause la domination états-unienne en occident. Depuis,
la politique suivie par les États-Unis a toujours visé précisément et
explicitement le démantèlement du gouvernement révolutionnaire.

En plus de l'embargo économique, les États-Unis ont financé des décennies de
campagnes terroristes et de harcèlement contre le gouvernement
révolutionnaire cubain. Saney nous offre un grand nombre d'exemples bien
documentés, y compris l'échec de l'invasion de la Baie des Cochons, de
nombreux attentats à la bombe commis pas des agents financés par les
États-Unis, des usages étonnants de la guerre bactériologique par la CIA, de
nombreux détournement d'avions, et une opération bizarre de la CIA ayant
recours à "une technologie futuriste de modification du climat". Kennedy,
quant à lui, instaura un programme d'aide massif destiné à fournir une aide
financière aux pays d'Amérique latine, aide accordée à la condition que les
pays bénéficiaires rompent leurs relations économiques avec Cuba.

Dans ces conditions, et avec un programme socialiste de redistribution des
terres et des richesses en place, l'économie Cubaine connut une croissance
de 6 % par an entre 1971 et 1989. Dans le même temps, la croissance de la
région d'Amérique centrale était de 3.6 % par an. Afin de maintenir son
économie en marche, Cuba développa des relations commerciales étroites avec
l'Union Soviétique et les pays du COMECON. A cause du blocus, le
développement économique de Cuba dépendait étroitement de ces relations avec
les pays du COMECON.

Après la chute de l'Union Soviétique et du COMECON, le désastre économique à
Cuba atteignit des proportions gigantesques. En 1992, le niveau des échanges
avec les pays de l'ex-COMECON représentait moins de 7% du niveau de 1989.
Dans le même temps, le PNB cubain chuta de plus de 35%, les revenus par
habitant de 39%, et les capacités d'achat à l'étranger chuta de 8.1
milliards de dollars à 2.2 milliards. Sans pétrole et par manque de
matériel, l'agriculture cubaine fut décimée ; les coupures de courant
étaient fréquentes, la faim et la sous-alimentation étaient répandues.
Pendant ce temps, les États-Unis ont accru le financement des terroristes
anti-castristes, tout en cherchant à asséner un coup fatal à l'économie
cubaine par le renforcement de l'embargo. Selon l'élu du Congrès Robert
Torricelli, auteur de la loi "Cuban Democracy Act", le but de la politique
états-unienne était de "provoquer des ravages sur l'île". En vertu de la loi
Helms-Burton, votée à la même période, les étrangers qui faisaient du
commerce avec Cuba se voyaient refuser leur visa d'entrée pour les
États-Unis.

Face à une crise qui frappait tous les secteurs, Cuba a été contrainte de
réorganiser toute son économie en tenant compte de la pénurie de ressources
et d'un besoin urgent de nouveaux partenaires commerciaux. Saney affirme que
Cuba, confrontée à une crise majeure qui aurait plongé d'autres pays dans un
totalitarisme réactionnaire ou le chaos, est devenue en fait plus
démocratique.

Saney prend en exemple les réunions publiques et les consultations
organisées par le gouvernement cubain à une échelle inconnue ici au Canada
ou aux États-Unis, la décentralisation du pouvoir, et les coupes opérées
dans la bureaucratie centralisée comme autant de preuves de cette tendance.
En réponse à la "période spéciale" qui a suivi l'effondrement économique,
Cuba a radicalement transformé ses industries. L'agriculture, notamment,
s'est transformée à partir d'une industrie de monocultures dépendantes des
pesticides pour devenir un ensemble de fermes organiques locales dirigées
par de petites équipes qui occupent des postes à tour de rôle d'une manière
très égalitariste. Par nécessité, le pays a grandement réduit sa dépendance
au pétrole importé en encourageant l'usage de la bicyclette et d'autre
technologies plus économiques. En adoptant une variété de solutions
innovantes et en développant le tourisme, Cuba a réussi un début de
redressement de son économie.

Affirmer que Cuba est démocratique provoquerait plus d'un sarcasme chez les
occidentaux. Après tout, il est bien connu que le pays est une dictature.
Lorsque d'éminents intellectuels progressistes, le gouvernement Canadien,
Human Rights Watch, la BBC, le Globe and Mail (grand quotidien canadien -
ndt) et d'innombrables groupes idéologiques diverses s'accordent pour dire
que Cuba est fondamentalement un endroit non-démocratique, la tâche qui
consiste à leur expliquer qu'ils se trompent lourdement n'est pas facile du
tout.

Saney aborde la question de front. Tout en expliquant calmement, d'un ton
pédagogique, il ponctue chaque chapitre avec des défis destinés à provoquer
une compréhension plutôt qu'une adhésion. C'est ainsi qu'il ouvre le
chapitre sur la gouvernance : "La tâche primordiale pour tous les
observateurs et spécialistes de Cuba, toutes tendances confondues, est
d'expliquer la résistance de la révolution Cubaine devant l'effondrement
économique au début des années 90, un effondrement qui aurait balayé
pratiquement n'importe quel système sans laisser de traces". En d'autres
termes, si Castro est ce despote horrible, alors pourquoi a-t-il toujours le
soutien de la majorité de la population ?

Saney analyse les trois dernières élections - 1993, 1998 et 2003 - qui
furent ouvertes aux observateurs et journalistes étrangers. Ces trois
dernières élections se sont révélées être des plébiscites pour la
révolution. Plus de 90% de l'électorat cubain - le vote est à bulletin
secret et n'est pas obligatoire - s'est présenté à chaque élection et, à
chaque élection, plus de 90% ont élu la totalité des 601 candidats nationaux
en signe de solidarité avec le gouvernement et la constitution
révolutionnaire (une explication du processus est donnée). Et ceci alors que
les radios financées par les États-Unis à Miami (qui émettent illégalement
vers Cuba) exhortent les Cubains 24/24h de raturer leur bulletin ou de
boycotter les élections. Après chaque élection, d'éminents dissidents
reconnaissent que la Révolution Cubaine a reçu un nouveau mandat de la part
du peuple Cubain.

La gouvernance à Cuba est basée sur le rejet du jeu électoral politicien
conventionnel qui crée une "classe de politiciens" et provoque le "divorce
entre l'économie et la politique". Au lieu de cela, le Parti Communiste au
pouvoir joue le rôle de guide, en "canalisant la pluralité" des opinions et
des intérêts. Bien qu'exerçant une influence, le Parti Communiste ne détient
pas de pouvoir administratif direct. (...). Il est interdit au Parti
Communiste de participer au processus de sélection des candidats. (...) Pour
être élu à l'Assemblée Nationale, chaque candidat - Fidel Castro inclus -
doit obtenir plus de 50% des voix dans sa circonscription.

Saney affirme que les critiques devraient au moins reconnaître que le
système actuel est le plus démocratique que Cuba ait jamais connu. Fidel
Castro a déclaré que cette tendance à la "parlementarisation de la société"
court-circuite les divisions du "modèle dominant" en occident, créant "une
démocratie qui unit les gens et donne corps à ce qui est le plus important
et essentiel, à savoir la participation publique aux enjeux fondamentaux".
Saney, apparemment, est d'accord. Il conclut le chapitre avec une remarque
qui paraitra réellement étrange aux oreilles occidentales : "(à Cuba) ceux
qui ont le plus d'argent n'ont pas de pouvoir politique, puisqu'ils n'ont
aucun soutien parmi la population et, pour cette raison, ne présentent pas
de candidats aux élections."

Ce sont peut-être les "enjeux fondamentaux" dont parle Castro qui
déclenchent les critiques contre Cuba. Dans la constitution cubaine,
certaines choses ne sont pas négociables, comme par exemple l'accès
universel aux soins, la redistribution des richesses par le socialisme et
l'éducation gratuite.

Afin de préserver des valeurs fondamentales de la révolution, le
gouvernement cubain a du parfois prendre des mesures extrêmes contre les
terroristes et autres agents financés par les États-Unis, y compris la peine
capitale et de longues peines de prison. Certains procès récents ont été
particulièrement expéditifs, parfois conclus en moins d'une journée.

Saney interpelle le lecteur et lui demande de prendre en compte le contexte
du terrorisme incessant financé par les États-Unis, l'étranglement
économique et les attaques militaires occasionnels. Un contexte qui a
provoqué chez les Cubains, dit il, une "mentalité d'assiégé". Cependant,
cette mentalité, "fondée sur des menaces très réelles et constantes", est
une sorte de "paranoïa rationnelle". Dans la longue liste d'agressions US on
trouve des tentatives d'assassinat (parmi lesquelles des tentatives de la
CIA d'engager des hommes de main de la Mafia pour assassiner Castro), des
attentats à la bombe, une "campagne de propagande et de désinformation" et
le blocus.

Selon la "loi 88" cubaine (votée en 1996), les personnes qui collaborent
avec les efforts des États-Unis pour renverser la révolution Cubaine peuvent
être condamnés à des peines de prison. Des lois similaires aux États-Unis ou
au Canada sont encore plus sévères. Certains des "dissidents" les plus
célèbres n'ont pas nié les accusations mais se sont défendus en affirmant
que c'était leur droit d'être payés par le gouvernement des États-Unis pour
renverser le gouvernement Cubain. En 2002, le gouvernement des États-Unis a
fourni 8.99 milliards de dollars aux groupes oeuvrant contre le gouvernement
Cubain.

Peut-être que les 72 "dissidents" accusés et condamnés au début de l'année
n'étaient tous dans ce cas. Peut-être pas. Saney ne prétend pas que Cuba
soit parfaite, mais propose de porter un regard attentif aux réalités du
pays. Est-ce que la concentration du pouvoir à Cuba tend parfois vers un
autoritarisme ? Est-ce que la société cubaine croit à certains mythes qui
parfois ne reflètent pas les réalités du moment ? C'est possible - à Cuba
comme dans n'importe quel autre pays - mais le travail de Saney constitue
une injonction puissante à tous ceux qui jugerait à la légère tout un pays.

En vérité, il est pratiquement impossible de parler de Cuba avec précision
sans remettre en cause la campagne de désinformation efficace qui entoure ce
pays. Margaret Wente, du quotidien Globe and Mail, est un exemple typique :

"le gouvernement Cubain, bien sur, rejette la responsabilité de la vague de
répression sur les États-Unis. Elle dit que le chef de la diplomatie des
États-Unis à Cuba a illégalement financé et soutenu des dissidents. Certains
commentateurs reprochent aussi aux États-Unis une attitude ouvertement
provocatrice. (Parmi d'autres activités illégales, le diplomate a crée une
petite bibliothèque et a permis aux journalistes cubains d'accéder à
Internet.) D'autres reprochent aux États-Unis de ne pas lever l'embargo, un
geste qui aurait pu inciter El Jefe à être plus gentil.

M. Suchlicki accuse Fidel. "Fidel n'aime pas l'opposition. Il n'aime pas les
dissidents. C'est un tyran," dit il. Et (Fidel) pense à sa propre mortalité.
A 76 ans, le temps lui est compté. "Il se débarrasse de toute opposition
pour dégager la voie à son frère, Raul."

L'infrastructure intellectuelle qui a été érigée afin de démentir
systématiquement les faits les plus évidents et déformer les motivations du
gouvernement cubain est une énorme réussite en tant que telle et vaut très
certainement le coup d'être étudiée.

Aucun livre ne peut à lui tout seul réfuter toutes les critiques contre
Cuba, et il est raisonnable de dire que c'est mieux ainsi. Ce que Saney a
fait, avec un ton à lui et une recherche approfondie, c'est de fournir au
lecteur l'occasion de se remettre en cause pour comprendre Cuba.

(...)

Alors que certains livres insistent sur certains excès d'autoritarisme (et
Saney pourrait rétorquer qu'ils ont été analysés "hors contexte") , "Cuba :
a revolution in motion" se concentre sur les réussites de Cuba face à
l'adversité et présente le tout comme une alternative séduisante à
l'idéologie dominante du libre marché. Au-delà d'un argumentaire contre
toutes les critiques, le livre de Saney défend l'idée que Cuba est à bien
des égards une source d'inspiration pour tous ceux à travers le monde qui
aspirent à une justice sociale.

Dans un ordre mondial où - selon la Banque Mondiale - les pauvres portent la
plus grosse partie du fardeau économique, il me parait raisonnable de
conclure avec la même phrase que Saney conclut son livre (et prononcée par
le Vice-président Carlos Lage) : "Chaque jour dans le monde 200 millions
d'enfants dorment dans la rue. Pas un seul n'est cubain."

[url]http://w

Humour

Posté le 14.08.2005 par zbog
Le père noël est mort

Il y a approximativement deux milliards d'enfants (moins de 18 ans) sur Terre. Cependant, comme le Père Noël ne visite pas les enfants Musulmans, Hindous, Juifs ou Bouddhistes (sauf peut-être au Japon), ceci réduit la charge de travail pour la nuit de Noël à 15% du total, soit 378 millions. En comptant une moyenne de 3.5 enfants par foyer, cela revient à 108 millions de maisons, en présumant que chacune comprend au moins un
enfant sage.

Le Père Noël dispose d'environ 31 heures de labeur dans la nuit de Noël, grâce aux différents fuseaux horaires et à la rotation de la Terre, dans l'hypothèse qu'il voyage d'Est en Ouest, ce qui paraît d'ailleurs logique. Ceci revient à 967,7 visites par seconde. Cela signifie que pour chaque foyer Chrétien contenant au moins un enfant sage, le Père Noël dispose d'environ un millième de seconde pour parquer le traîneau, sauter en dehors, dégringoler dans la cheminée, remplir les chaussettes, distribuer le reste des présents au pied du sapin, déguster les quelques
friandises laissées à son intention, regrimper dans la cheminée, enfourcher le traîneau et passer à la maison suivante.

En supposant que chacun de ces 108 millions d'arrêts sont distribués uniformément à la surface de la Terre(hypothèse que nous savons fausse, bien sûr, mais que nous accepterons en première approximation), nous
devrons compter sur environ 1,4 kilomètres par trajet. Ceci signifie un voyage total de plus de 150 millions de kilomètres, sans compter les détours pour ravitailler ou faire ****. Le traîneau du Père Noël se déplace donc à 1170 kilomètres par seconde (3000 fois la vitesse du son). A titre de comparaison, le véhicule le plus rapide fabriqué par l'homme, la sonde spatiale Ulysse, se traîne à 49 kilomètres par seconde et un renne moyen peut courir au mieux de sa forme à 27 kilomètres à l'heure.

La charge utile du traîneau constitue également un élément intéressant. En supposant que chaque enfant ne reçoit rien de plus qu'une boite de Lego moyenne (un kilo), le traîneau supporte plus de 500 mille tonnes,
sans compter le poids du Père Noël lui-même. Sur Terre, un renne conventionnel ne peut tirer plus de 150 kilos. Même en supposant que le fameux "renne volant" serait dix fois plus performant, le boulot du Père Noël ne pourrait jamais s'accomplir avec 8 ou 9 bestiaux; il lui en faudrait 360 000. Ce qui alourdit la charge utile, abstraction faite du poids du traîneau, de 54 000 tonnes supplémentaires, nous conduisant a bonnement 7 fois le poids du Prince Albert (le bateau, hein, pas le monarque).

600 000 tonnes voyageant à 1170 kilomètres par seconde créent une énorme résistance à l'air. Celle-ci feraient chauffer les rennes, au même titre qu'un engin spatial rentrant dans l'atmosphère terrestre. Les deux rennes
en tête de convoi absorberaient chacun une énergie calorifique de 14 300 millions de joules par seconde. En bref, ils flamberaient quasi instantanément, exposant dangereusement les deux rennes suivants. La
meute entière de rennes serait complètement vaporisée en 4.26 millièmes de secondes, soit juste le temps pour le Père Noël d'atteindre la cinquième maison de sa tournée.

Pas de quoi s'en faire de toute façon, puisque le Père Noël, en passant de manière fulgurante de zéro a 1170 km/s en un millième de seconde, serait sujet à des accélérations allant jusqu'a 17 500 G's. Un Père Noël
de 125 kilos (ce qui semble ridiculement mince) se retrouverait plaqué au fond du traîneau par une force de 2 157 507,5 kilos, écrabouillant instantanément ses os et ses organes et le réduisant à un petit tas de
chair rose et tremblotante.

Donc si le père Noël a existé, il est mort maintenant.

RAPACES

Posté le 13.08.2005 par zbog
Voilà un groupe de rap qui déchire. Quoi? Vous aimez pas le rap? C'est surement parce que vous ne connaisez que les groupes qu'on voit partout, à la télé, radio et que la majorité des "rackailles" écoutent.
Ce groupe est totalement anti-commercial, contre le buisness qui tourne autour du mouvement rap et hiphop et qui le pourri. Ils ont des textes engagés et un mode de vie pareil. Loin de ces groupes qui critiquent le système tout en étant dans un label commercial et en engraissant des gros bourges, Rapaces met ses idées en pratique. On ne trouve leurs musiques que sur internet. Ils encouragent vivement tout le monde à télécharger et copier leur albums directement sur leurs sites. Ils ne font aucun concert, ils ne sont pas là pour ce faire de l'argent, mais pour passer un message. Ils ont des textes profondéments antifascistes, anticapitalistes et pour la création d'un mode de vie basé sur la solidarité, l'égalité et le respect. C'est certainement un des groupes de rap libertaire le plus engagé de france, et en plus musicalement ils assurent.
Téléchargez, copiez et faites connaitre autour de vous ce groupe qui déchire!


(...) Ayant identifié les causes profondes de ce qui a détruit le Rap, nous ne pouvons nous contenter d'appeler à la renaissance d'un mouvement simplement non-marchand. L'heure est à la lutte. Le but que nous nous fixons est donc bien de construire un pôle solide du Rap anti-marchand. (...)

http://rapaces.zone-mondiale.org/

La Main Verte

Posté le 13.08.2005 par zbog
Voilà un bon site pour tout les amateurs de cannabis. Attention, il est reservé à un publique majeur. Voilà leur texte de presentation:

Le but de ce site est de réunir la majeure partie de l'information sur le Cannabis, sa culture, ses modes de consommation, les aspects thérapeutiques, la cuisine au cannabis, les bongs, pipes, narguilés et tout ces ustensiles ou outils se rattachant a notre plante bien aimée et son utilisation. Toute participation au développement de cette "Banque de données sur le Cannabis" est bienvenue, n'hésitez pas à y contribuer.

http://www.lamainverte.org

Bonne visite!

Mouvement Skinhead

Posté le 13.08.2005 par zbog
les skinheads traditionnels (autrement appelés les " baldies ") ne sont pas racistes, homophobes ou je ne sais quoi d’autre ! Parmi les skins, les néonazis (ou " boneheads ") forment une faible minorité. Le problème est qu’a partir du moment où on dit le mot " skinhead " sans un air de dégoût, on est catalogué comme étant xénophobe, violent et pro-Hitler par 95% des gens. Les gens ont dans ce domaine un manque d’information qui devrait les empêcher de juger. Mais ils ne le font pas et cela fait des années que les " baldies " se battent pour que l'on ne les confonde plus avec les skins nazis, mouvement qui s’est développé après celui des " baldies ". On parle évidemment plus des nazis que des autres car ils font peur, rappelle l’horreur de l’époque d’Hitler et intéressent les médias parce qu’ils font vendre les journaux. Attention, je ne suis pas ici en train de faire de la publicité pour les " baldies " (je ne partage d’ailleurs pas toutes leurs opinions) mais j’essaye de lutter contre la désinformation et les insultes que subissent les skinheads. ( Oublions ces saletés de skins néo - nazis et appelons les skins normaux " skinheads "). Essayons de brosser une rapide histoire du mouvement skinhead.

Comme la mode des rudeboys, le mouvement skinhead commence en Jamaïque peu après les débuts du ska. C’est vers la fin des années 60 qu’ils y sont le plus nombreux. Les skinheads n’avaient souvent pas les cheveux totalement rasés, mais très courts. Ils portaient T- shirts, jeans, " Doc Martens " à coque et bretelles et venaient pour la plupart de la classe ouvrière. Ils écoutaient, comme les rudeboys, reggae, ska et rocksteady. Les similarités avec les rude boys étaient nombreuses et ils étaient aussi souvent le thème de chansons : " Crazy Baldhead " des Wailers, " Skinhead Train " de Laurel Aitken... Les skinheads n’étaient pas (et ne seront jamais ?)des enfants de coeurs : ils étaient souvent antisociaux et parfois violents. Ils n’aimaient pas les hippies parce qu’ils étaient sales alors qu’eux étaient plutôt fier de leur allure et de la classe ouvrière qu’ils représentaient. C’est d’ailleurs bien dommage qu’ils n’aient pas adopté l’ambiance peu violente des hippies. Toutefois, ils étaient pour l’unité, l’égalité raciale et sociale. D’ailleurs, avant d’être plus connus comme chanteurs de reggae, Peter Tosh et Bob Marley n’avaient pas de cheveux et jouaient du ska !

Vers 1973, on retrouve le mouvement skinhead en Angleterre et après le léger déclin du reggae et l’arrivée du rock n’ roll, un groupe de Wolverhampton, " Slade ", fit découvrir aux skins un nouveau style de musique : le " Oi ! ". Puis vint l’arrivée des Clash, des Sex Pistols et du punk en général, qui est assez proche du " Oi ! " pour les oreilles peu habituées. C’est à partir de 1977 que la culture skinhead, du se battre contre le Front National fasciste anglais dont les militants décidaient d’apprivoiser le côté un peu militaire du look des skinheads. Des bandes de jeunes fachos se formaient et accusaient les immigrés de prendre leur travail. Ces jeunes néo-nazis étaient anti - noir, antisémite et anti - communiste.

La culture skinhead américaine, a quant à elle démarré vers 1975. Elle était considérée comme une variante peu importante de la culture punk. La mouvance des skinheads d’extrême droite y a démarré une dizaine d'années plus tard avec le " American Front " et poussé par le Ku Klux Klan. C’est en 1989 à Minneapolis, que vient l’idée de former une organisation de skins anti - fasciste qui combattrait l’injustice sociale et raciale. Son nom était le " Syndicate ". Depuis, il existe plusieurs grandes associations de skinheads d’extrême-gauche tel que les RASH (Red & Anarchist SkinHeads ) ou la plus grande, qui c’est étendue dans le monde entier, les SHARPs (SkinHead Against Racial Predjudice). Les SHARPs se sont formé à San Diego aux Etats - Unis. Beaucoup de groupes de Oi ! et de ska actuels sont issus de la culture SHARP ou RASH comme par exemple les allemands de " No Sports " ou les parisiens de "Brigada Flores Magon".

Source: geneva-punk-ska

Les souffrances dans les laboratoires

Posté le 13.08.2005 par zbog
Dans les laboratoires, des chiens et des chats tout à fait semblables à ceux dont nous faisons nos compagnons et que nous chérissons subissent des blessures et des mutilations. On les maintient immobilisés, on leur implante des électrodes dans la tête, des tuyaux et des fils dans l’organisme, on les prive de sommeil, on les confine dans la solitude, on les infecte avec des virus mortels, on les empoisonne avec des produits chimiques, on les estropie ou on leur abîme le cerveau (Chapitres 4 et 6).

Cette pratique de deux poids et deux mesures est choquante. S’il nous arrivait, à nous, de maltraiter nos animaux domestiques de cette manière, nous nous retrouverions proprement poursuivis en justice, et à juste titre. Cependant, les chercheurs se voient octroyer, au nom de la science, le droit de provoquer dans les laboratoires d’immenses douleurs et d’immenses souffrances que partout ailleurs on désignerait sous le terme de cruauté. Une fois l’expérience terminée, lorsque les chercheurs consignent leurs résultats pour les publier dans des revues scientifiques, les chats et les chiens sont tués. Dans les rapports aseptisés que publient les scientifiques sur leurs expérimentations, il n’est pas fait mention des souffrances subies par les animaux.

La logique qui sous-tend ces expérimentations est que la fin justifie les moyens : on entend souvent affirmer que s’il est possible de faire ainsi progresser la médecine pour les humains, alors il doit être permis de faire souffrir les animaux. Cette attitude est pourtant contraire à toute éthique, sachant que les autres animaux connaissent la douleur et l’angoisse de la même manière que nous.

Leur souffrance est souvent vaine, car le fait que les maladies leur soient induites de façon artificielle et les différences qui existent entre les espèces compromettent la valeur pour l’être humain des résultats obtenus en expérimentant sur d’autres espèces animales (Chapitres 5 et 6).

Des progrès considérables ont été réalisés dans le développement et l’utilisation des méthodes de recherche « substitutives », celles qui n’impliquent pas le recours à des animaux, comme les techniques de biologie moléculaire, les méthodes à base de cultures de cellules, l’étude des tissus humains obtenus post-mortem, la recherche clinique ou la modélisation sur ordinateur (Chapitre 6). Malgré ces avancées techniques susceptibles de permettre d’obtenir des résultats plus pertinents et de meilleure qualité, et à notre grande honte, la France pratique davantage d’expérimentations sur les chats que n’importe quel autre pays de l’Union Européenne. Elle se classe troisième par le nombre de chiens utilisés dans ses laboratoires (Chapitre 4). Ces chiffres ne sont pas en baisse, ce qui serait cohérent. Au contraire : en 1999, on utilisait dans la recherche et l’expérimentation davantage de chats et de chiens qu’en 1993.

Nous ne veillons même pas à ce que la fourniture de chiens et de chats aux laboratoires occasionne le moins de souffrance possible. Nos instances dirigeantes autorisent l’utilisation pour la recherche de chats et de chiens qui ne proviennent pas d’élevages spécifiques, elles permettent qu’un grand nombre de ces animaux soient importés de pays dans lesquels les exigences légales en matière de soins sont faibles, et elles permettent aussi que les entreprises qui élèvent et fournissent ces animaux soient peu réglementées (Chapitre 3). Par conséquent, nous ne pouvons pas être sûrs que nos animaux chéris ne finiront pas leurs jours dans un laboratoire, dans la terreur et dans la détresse.

plus d'infos: http://www.experimentation-animale.org/
1 2 | >>> | Dernière page


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus